J'écoute : Leontyne Price dans "AIDA" Je joue : De la guitare! Du moins j'essaie! Je mange : pas grand chose en ce moment Je cite : "Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde." Aimé CESAIRE (discours sur le colonialisme) (mis à jour jeudi 23 novembre 2006 à 13:27)
J'avalais les kilomètres pressé que j'étais de m'installer sur une natte et de dormir. En marchant j'essayais de comprendre ce que signifiait ce voyage pour moi. Il m'a toujours fallu donner un sens à ce que je vivais, même encore aujourd'hui. D'autres parviennent à vivre au jour le jour sans se poser de questions, moi pas. J'avais en tête de découvrir pourquoi on m'avait laissé dans une tribu Kanak, pourquoi on m'avait séparé de mon frère jumeau, pourquoi moi, pourquoi, pourquoi? Depuis petit j'essayais de comprendre quel était le but de mon existence ! Je savais qu'un jour, j'allais devoir quitter ce pays pour comprendre, car les réponses, s'il y en avait, ne se situaient pas dans cette partie du monde, mais bien plus au nord, en France.
"...De toute façon, je devrai partir car il n'y a pas d'université chez-nous. C'est la France pour le nickel, en revanche quand il s'agit d'instruire les "autochtones" y'a plus personne! Le seul problème c'est que je ne sais pas comment je vais bien pouvoir me payer un billet d'avion pour partir en France... La tribu y pourvoira peut-être. Mais nous ne sommes pas riches! Quoique j'ai des oncles qui sont fonctionnaires... Et puis il y a Lewis... Ah non alors, je ne vais pas commencer ma vie amoureuse en me faisant entretenir! C'est hors de question! Je trouverai bien une solution en temps voulu! De toute façon, je suis boursier, donc j'ai droit à certaines aides... etc... etc..."
Ainsi devisais-je avec moi-même chemin faisant quand je m'aperçus que j'arrivais à Poindimié! Je ne m'étais même pas rendu compte que j'avançais aussi vite! Heureusement qu'il y a eu cette prof , une "zoreille", qui m'a amené un petit bout de chemin. Sympa la nana... Je ne vois vraiment pas ce qu'une "zozo" peut bien chercher aux fins fonds de la brousse calédonienne, mais bon... Ils sont fous ces français!
Elle m'a dit s'appeler B. En fait ce que nous ne savions ni l'un ni l'autre, c'est que nous étions cousins par alliance. Elle a en effet épousé mon cousin W. Elle ne savait pas à l'époque dans quelle galère elle était en train de mettre les pieds! Si j'avais su je le lui aurais dit! M'aurait-elle écouté ? C'est un affreux personnage, violent, raciste, soi disant indépendantiste, mais plutôt ultra nationaliste. Bref le genre de personne qu'on évite, enfin en ce qui me concerne. Il est beau, certes et intelligent, soit. Mais quel con!
Ah voici le bar "Les trois A". Je n'ai jamais su ce que celà signifiait car à chaque fois que j'y suis allé, je suis reparti les pieds devant! Donc pas le temps de poser la question. C'était un des rares "bar" de brousse à accepter les Kanaks. Faut dire qu'ils n'avaient pas trop le choix vu où ils se situaient. Ils auraient fait faillite sans les kanaks!
J'avançais au fur et à mesure de mes réflexions quand j'entendis quelqu'un m'appeler à la manière très spécifique des kanaks. "Sch sch sch!!! Mata! eqae eö ka? Eö a troia?" ("hey Mata, tu viens d'où? Tu vas où? ") C'était Charles. Il était 13 heures environ et il revenait de sa tournée de livraison de pain.
Je savais que c'était lui car il était le seul à parler Lifou dans ce village, du moins à ma connaissance! Je lui dis que je venais de Ponérihouen où javais passé un moment avec Dan et sa femme. Il était très content de me voir, comme d'habitude. Il me proposa de monter avec lui dans la camionnette pour aller à la tribu de Tiéti, là où s'était rendue sa femme, Marie. Je grimpais dans le véhicule et nous voilà parti. En chemin je lui racontais mes pérégrinations et il me dit ne pas aimer me savoir sur les routes tout seul par les temps qui couraient. Que ça devenait dangereux et qu'il fallait que je fasse très attention à moi. Je lui dis de ne pas s'inquiéter, mais au fond de moi je savais qu'il avait raison. Je me dis que personne ne pourrait me priver de la liberté d'aller où je voulais quand je le voulais et que j'étais prêt à me battre pour ça. Ma conscience commençait à se réveiller. Je lui racontai mon séjour à la tribu avant mon arrivée à Houailou. Je lui dis comment j'avais été reçu avec l'enthousiasme qui me caractérise lorsque je vis quelque chose de nouveau ou que je rencontre des personnes nouvelles. Il me dit d'en garder pour ce soir quand nous serons autour du feu à la tribu de sa femme.
Nous arrivâmes peu de temps après. C'était une tribu très joliment arrangée. Les cases n'étaient pas très grandes mais suffisamment spacieuses pour être agréables. Elles étaient dispersées autour d'une place centrale. Elles n'étaient pas rondes comme chez-moi, mais carrées avec un toit de chaume. Il y avait de petits jardinets qui les jouxtaient. La vue de cette tribu provoqua en moi une émotion très forte que je ressens toujours à la simple évocation de cet endroit magique. J'ai toujours l'odeur du bois que l'on brûle pour la cuisine, ou pour se chauffer les mois d'hiver australe.
Mais surtout ce dont je me souviens avec une précision sans égal, c'est la chevelure flamboyante de Marie qui venait à notre rencontre pour nous accueillir. Elle était de petite taille, mais très bien proportionnée. Elle avait le teint des Kanak roux: la peau couleur de cuivre sombre et les cheveux ardents, les yeux d'un vert resplendissant et le sourire de nacre étincelante. Elle me reçut avec chaleur car elle me connaissait même si elle ne m'avait jamais vu. En effet, je n'avais pas pu assister à leur mariage étant en France à ce moment là. Mais Charles lui avait parlé de moi tellement souvent qu'elle avait l'impression de m'avoir toujours vu! Elle montrait les signes visibles d'une grossesse bien engagée. Nous nous rendîmes chez le Grand-Chef afin de lui présenter nos hommages, à Charles et surtout à moi.
Nous nous assîmes autour du feu dans la chefferie et je les écoutais parler. C'était une langue encore inconnue pour moi. Mais à force d'écouter, je compris que l'on parlait de moi. Au début je ne distinguais aucune phrase. Puis petit à petit je compris mon nom, Mata; enfin j'entendis "digou". Je compris qu'il s'agissait de "Lifou". Dans ma langue, Lifou se dit "Drehu". Je trouvais que c'était assez ressemblant. Enfin, mon cousin s'adressa à moi en français afin que tout le monde comprenne. Il me traduisit les mots traditionnels de bienvenue émis par le Chef. Puis nous prîmes le thé. Je commençais à ressentir la fatigue du voyage quand Marie me proposa d'aller à la rivière avec ses frères et ses cousins. J'étais enchanté car une baignade dans ces eaux glaçées me revigorerait! Ainsi nous partîmes ses cousins et moi. En chemin, une voiture passa à toute allure avec à l'intérieur des jeunes qui hurlaient. Ils avaient manifestement trop bu. Je voyais les cousins de Marie montrer des signes d'anxiété. J'avais bien vu que c'était des caldoches mais ils étaient déjà loin à mon sens. Que nenni! Ils firent demi-tour afin d'être certains que ces "sauvages" ne faisaient pas de mal à ce petit touriste. Je décidais d'intervenir en leur disant que je n'étais pas un touriste et que ces gens étaient mes cousins. Ils parurent d'abord surpris puis, ils me dévisagèrent sans aménité. Mais lorsqu'ils virent que certains de "mes cousins" étaient armés de machettes, ils n'insitèrent pas. Mais l'un d'entre eux, un grand gaillard, blond les muscles saillants me lança un "On se reverra" lourd de menace.
Nous décidâmes de continuer notre chemin jusqu'à la cascade de Tié. Là nous nous détendîmes et nous rafraîchîmes. Nous plongions et sautions dans l'eau à grand renfort de cris quand soudain nous entendîmes le son caractéristique d'une déflagration. Tout le monde cessa de bouger. Nous ne vîmes pas nos assaillants car ils étaient cachés par la végétation mais eux nous voyaient très bien. L'un d'eux nous dit alors qu'on ne faisait plus les malins et il tira une deuxième fois. C'était extrêmement angoissant car nous avions le sentiment qu'ils étaient tout autour de nous. Puis nous entendîmes un grand éclat de rire et ils partirent comme ils étaient venus.
Les cousins de Marie me dirent que ça arrivait de plus en plus souvent. Que parfois certains organisaient des battues comme lors d'une chasse. Sauf que le gibier, c'était eux.
J'étais terrorisé. Je ne savais plus si nous devions rentrer à la tibu ou rester là, jusqu'à ce qu'on vienne nous chercher. Finalement l'un des frères de Marie pris le lead et nous décidâmes de rentrer.
De retour à la tribu, nous fîmes un compte rendu détaillé de ce que nous avions vécu sans toutefois parvenir à identifier nos agresseurs. Marie était effrayée et très en colère en même temps. Je sentais les gens autour de moi devenir de plus en plus nerveux. Un des jeunes suggéra que l'on fasse une descente dans une ferme avec des barres et des torches et que l'on mette le feu en guise de représailles. Le chef du village écoutait patiemment ce que nous racontions et ce que tous proposaient. Il remercia tout le monde mais il dit que nous ne pouvions pas régler le problème comme ça. Que ça ne ferait qu'aggraver les choses.
Il parvint à contenir les plus belliqueux pour cette fois ci, mais pour combien de temps. Pour ma part je sentais des regards hostiles appuyés. Je ne savais plus où poser mes yeux. C'était la première fois que je ne me sentais pas Kanak... En effet, jusqu'à ce voyage et mes séjours en France, je n'avais pas conscience de ma couleur de peau. Mais là, sous les regards chargés d'animosité, je me sentais comme un étranger. C'était très désagréable comme sensation et surtout très blessant. J'avais les larmes aux yeux quand marie me tendit un verre de whisky. Je le pris et le bus, mais mes yeux ne pouvaient masquer le trouble dans lequel cette mésaventure m'avait plongé. De ce jour, je ne serai plus jamais le même. Je fus invité à dormir dans la chefferie mais j'insistais pour aller dormir sur la plage. J'avais besoin d'être seul. Personne ne se formalisa et on me laissa en paix. Je dormis peu, le coeur bien lourd et Lewis commençait à me manquer. Il n'allait pas comprendre. En effet, comme d'habitude, je n'avais prévenu personne de mon voyage, pas même celui que j'aimais. Il allait sûrement s'inquiéter. Je lui raconterai mon prériple et il comprendra. Je finis par m'endormir au son du ressac.
La prochaine fois je vous raconterai comment la vie m'a poussé à prendre conscience de l'atrocité du colonialisme. En attendant vivez en paix!
No No it ain't me babe - (Bob Dylan) Joan Baez live 1965
Magnifique version de cette chanson qui prouve, s'il était nécessaire, que Joan Baez a été une des meilleures ambassadrices de ce poète et troubadour Bob Dylan.
Je voulais remercier ceux qui m'ont envoyé des messages concernant mon blog, ça ne mérite pas ça. Pour ce qui est de mon petit récit, certains m'ont demandé à partir de quelle date il commençait. Alors en fait c'est parti d'un poste daté du 06 juillet 2007.
Celui de Joan Baez chantant "The Boxer" de Simon and Garfunkel. J'avais mis un petit commentaire concernant cette chanson qui me rappelait l'époque où je vivais seul dans les rues de France. Certains m'ont donc demandé de raconter comment j'avais pu en arriver là à l'âge de 20 ans. J'ai donc pris la décision de raconter, mais pour que tout le monde comprenne bien, il me fallait faire un "flash back" de quelques années. Voilà. Donc le début de ce récit, "Pérégrinations" commence le 07 juillet 2007. Certains m'ont demandé si je n'inventais pas, je garantis que tout ce que j'écris m'est advenu.
Je n'ai pas assez d'imagination pour inventer des histoires, c'est une de mes grandes frustrations! Désolé pour le style (si on peut parler de style!) mauvais mais je ne suis pas écrivain! Je sais tout juste mettre des mots ensemble pour faire une jolie chanson...
D'autres m'ont aussi demandé de raconter la vie de Joan Baez qu'ils ne connaissaient pas. Un jour si j'en ai le temps et le courage, j'écrirai un petit post sur sa vie publique. Voilà! Mais merci encore!
Daniel me tendit sa main et serra la mienne chaleureusement avec la pudeur qui le caractérisait. Il était de dix ans mon aîné et m'a confié avoir quitté l'église protestante à laquelle il appartenait car ses coreligionnaires goûtaient peu sa décision de s'enfuir de sa tribu et de vivre maritalement avec une femme. De plus il n'avait pas "honoré son père et sa mère" et blablabla... Il était très triste de cet état de fait car très engagé dans sa foi comme dans tout ce qu'il vivait. Eliane restait en retrait à la manière des femmes de Brousse beaucoup plus réservées que celles des îles.
Dan avait le teint très foncé, les traits fins et le visage taillé au sabre. Ses yeux noirs laissaient transparaître de temps à autre une lueur d'espièglerie. Il était assez grand et finement musclé. C'est lorsqu'on lui serrait la main que l'on sentait toute la force dont il était doté. D'un naturel très réservé il se mettait volontiers en retrait lors des fêtes tribales. Extrêmement sobre, il tentait de réfréner ses frères et cousins dans leur consommation excessive d'alcool, qui finissait toujours par au mieux une simple rixe, au pire un drame humain. Ce fut d'après lui, une des raisons de son engagement au sein de l'église baptiste à laquelle il a appartenu pendant des années. Je lui ai dit que j'avais été intrigué par la réaction de Jimmy quand je lui ai demandé à voir le pasteur Daniel M... Il semblait ne pas comprendre à qui je faisais allusion. Mais comme il n'y avait à l'époque qu'un seul gars de Lifou à Ponérihouen, il m'a conduit chez lui. Celui-ci m'a raconté que sa femme et lui avaient quitté Nouméa deux ans auparavant. Compte tenu des réactions hostiles à la présence d'Eliane au sein de sa propre tribu, à Lifou, ils ont pris la décision d'aller s'installer dans la tribu d'origine de sa femme, à Voh. Malheureusement, la mère d'Eliane lui dit que le grand chef refusait de cautionner une décision prise à l'encontre des anciens de la tribu de Dan. Ils ont donc quitté Voh pour aller sur Houailou, là où Dan savait que Dominique vivait. Ce dernier les reçut sans poser de questions. Ils étaient affamés et transis par la pluie qui n'avait cessé de tomber pendant leur périple à travers la forêt. Après une longue discussion avec Dominique, Dan lui dit qu'il comptait épouser Eliane, mais pas tout de suite, car il voulait que ses parents et ceux de sa femme soient présents à la cérémonie. Dominique lui dit qu'il vivait dans le pêché, mais que Dieu saurait voir l'amour là ou d'autres ne voyaient que luxure. Puis ils sont partis, ont erré des mois et des mois de tribus en tribus aidant par ci, faisant des petits boulots par là. Puis un jour, Eliane dit à Dan qu'elle était presque certaine d'être enceinte. Là Dan se dit qu'ils ne pouvaient pas continuer ainsi, que dans quelques mois ils auraient une bouche de plus à nourrir. Ils se souvint qu'il avait commencé à enseigner après son bac. Ils allèrent vers Ponérihouen et Dan postula pour un poste d'enseignant à l'école privée du village. C'est ainsi qu'il se retrouvait marié et père de deux magnifiques jumelles Hélène et Sipone. Pendant qu'il me faisait son récit, prenant garde à mon attitude, observant si je me montrais troublé ou offusqué ou encore choqué, je regardais Eliane qui ne dit mot. Elle était de petite taille, la musculature finement ciselée, le teint couleur sapotille et les cheveux couleur de miel. Ses yeux d'un marron-miel lumineux fixaient le sol ou regardaient Dan lorsqu'il lui demandait si elle acquiessait ou non. Elle avait ce regard intense des gens qui ont appris beaucoup mais qui savent ne redonner qu'avec parcimonie et avec un sens de l'à propos, car le danger guette partout.
Dan me dit qu'il avait appris que je m'étais engagé dans la lutte pour l'indépendance du pays. Je lui dis que je ne m'étais encore engagé dans aucun parti mais que j'étudiais, notamment avec P, mon cousin. Il ajouta qu'il avait entendu dire que j'avais participé à plusieurs manifestations. Je lui rétorquai que je n'avais participé qu'à une seule à l'époque et que c'était lors cette manifestation que nous nous serions rencontrés Jimmy et moi. Et Jimmy de lui raconter nos retrouvailles sur le pont de Ponérihouen et la scène avec les jeunes.
Dan ne rit pas contrairement à nous. Il me regarda avec gravité et me dit qu'il y avait déjà eu plusieurs incidents de ce type et qu'il était inquiet de la tournure des événements. Je lui fis le récit de ma traversée de la chaîne de montagne et de ma rencontre avec les caldoches du coin. Il exigea de moi que je finisse mon périple habillé d'un jean et d'une chemise ou d'un T-Shirt à la mode occidentale. Je m'engageais à suivre ses conseils. Jimmy nous quitta car il avait à faire. Il me serra dans ses bras puissants et me dit de prendre soin de moi et que nous nous reverrions d'ici peu à Nouméa. Il salua Dan et Eliane et leur dit qu'il repasserait prendre de leurs nouvelles bientôt. Ce que Jimmy ne savait pas, c'est qu'il allait être le témoin de mon dernier voyage en Brousse et qu'il allait lui-même entamer un voyage dont on ne revient jamais, voyage que nous sommes tous amenés à faire un jour ou l'autre. Mais lui le fit beaucoup trop tôt et de façon beaucoup trop violente. Notre dernière rencontre se fit deux ans après, puis je ne le revis jamais plus.
Mais j'anticipe. Je vous conterai mon arrivée chez Charles à Poindimié dans ma prochaine publication. Prenez soin de vous ...
Cette chanson a été reprise des milliers de fois, mais toujours avec des hommes dans une prison, comme le chante Johnny Halliday en français. Joan Baez a été une des rares artistes de l'époque à retransmettre cette chanson dans son sens originel, c'est-à-dire une prostituée dans un bordel qui parle de sa condition, trop choquant pour l'Amérique puritaine de l'époque! Ensuite beaucoup l'ont reprise dans ce sens là et non plus faisant allusion à un pénitencier. A y réfléchir, un claque n'est-ce pas un genre de prison?....
We want freedom now - We shall overcome - Emission de télévision italienne en 1969
Dans son album "Live Europe '83" elle a repris cette chanson qui est de Van Morrisson si je ne m'abuse (si je me trompe n'hésitez pas à me corriger) qui a été un de ses amoureux.
Elle a pour seul accompagnement une batterie. C'est superbe et l'on sent la rage qui l'habite.
Dans cette émission de télé italienne de 1969, elle explique en italien que c'est étrange d'entendre cette chanson qui au départ est un rock reprise dans les manifestations pour l'établissement des droits civiques en faveur des Noirs Américains dans une Amérique (Amerikkke comme l'écrivait alors entre autres Angela Davis) encore ségrégationniste dans les années soixantes. A lire "s'ils frappent à l'aube" et "autobiographie" par Angela Davis. Vous aurez le climat de l'époque en live aux Etats-Unis, dans les prisons américaines, mais aussi en France car elle a séjourné en France notamment pendant la guerre d'Algérie...
China - (Joan Baez) Live au Festival de Jazz de Montreux 1989
Cette chanson est extraite de son album anniversaire pour ses trente ans de carrière "Speaking of Dream". Elle relate la lutte des étudiants chinois sur la place Tiananmen.
Chanson qui n'a jamais été enregistrée. Joan l'a chantée semble-t-il lors de certains concerts en Amérique Centrale et en Amérique de sud. Elle a dit l'avoir apprise lors d'un voyage au Nicaragua pays où, à ma connaissance, elle ne peut plus se rendre car condamnée à mort. Peut-être Marco ou Martin sauront me dire de qui elle est. En tout cas c'est une vidéo très rare!
Christmas time in Washington - (S. Earl) Joan Live 2004 Joan Baez et Steve Earl
C'est une des plus belles ballades de son dernier album studio "Dark Chords on a Big Guitar" Elle demande à beaucoup de monde de revenir notamment à Woodie Guthrie, Joe Hill, Malchom X, Martin Luther King et Emma Goldmann car selon une interview d'elle, nous allons droit dans le mur!
Pour la petite histoire, Bob Dylan avait laissé cette chanson sur la table au moment de quitter Joan Baez, comme cadeau d'adieu. Celle-ci l'a lue puis travaillée et en a fait un tube.